Sciences et histoire

Sept cycles de conférences sont proposés dans la thématique "Sciences et histoire"


De Copernic à Lemaître, les grandes révolutions scientifiques
Coordonné par Jean-Paul Martin, Directeur de recherche honoraire CNRS, Université Lyon 1

Les grandes avancées dans l'histoire de l'évolution de la pensée scientifique ont des retombées culturelles de très grande ampleur, allant jusqu’à remodeler la pensée philosophique.
Nous illustrerons ce propos avec Nicolas Copernic, qui a modifié à tout jamais notre vision du monde en affirmant au XVIe siècle que la Terre n’est pas le « centre du Monde » mais que ce « privilège » devait être donné au Soleil. Son œuvre, qui ne fut diffusée qu’après sa mort eut un retentissement considérable, bouleversant toutes les croyances d’alors ancrées depuis des siècles dans l’imaginaire collectif.
Puis nous prendrons l’exemple de Descartes qui, au début du XVIIe siècle, développa une méthode scientifique en rupture par rapport à la scolastique enseignée dans l'Université. Par le « Je pense, donc je suis » exprimé dans son « Discours de la méthode », il fondait le système des sciences sur le sujet connaissant face au monde qu'il se représente.
Dans un troisième volet, nous présenterons la naissance de la théorie du Big Bang avec Georges Lemaître, chanoine catholique belge, astronome et physicien, qui développa sa « théorie de l'atome primitif », visant à décrire un univers en expansion et à en expliquer l'origine.
Le prestige de Copernic, Descartes et Lemaître, aura ainsi largement dépassé les frontières de la science, puisque leurs apports intellectuels auront profondément modifié les modes de pensée !
 


Les épidémies
Proposé par François Renaud, Professeur, Université Lyon 1
 
Nous avons tous peur des épidémies ! Les épidémies du passé, peste, choléra, syphilis, tuberculose sont inscrites dans notre mémoire collective. Les épidémies du présent, SIDA, grippe, Ebola apparaissent menaçantes car, malgré l’avancée des sciences médicales il est difficile de les stopper voire de soigner les personnes atteintes.
Les épidémies de l’avenir ne sont pas connues et planent sur nous comme une menace. Au cours d’une de mes conférences les questions suivantes m’ont été posées : comment apparaissent les nouveaux germes ?  Peuvent-ils être dangereux ?
Mais au fait ? Comment se constitue une épidémie infectieuse ? Quels sont les facteurs qui lui permettent de s’établir, de se maintenir, puis de disparaître ? Ces facteurs sont-ils propres aux germes, à l’environnement,  à la manipulation de l’homme ?

L’évolution biologique au risque de la science et de l'histoire
Coordonné par Olivier Perru, Professeur, Université Lyon 1

La théorie de l’évolution en biologie s’est constituée autour d’œuvres fondatrices, comme celle de Darwin, et d’un immense corpus d’observations et d’expériences, en particulier dans les domaines de la génétique, de la biologie moléculaire, de l’écologie et de la paléontologie. La sélection naturelle et la dérive génétique apparaissent aujourd’hui comme les deux mécanismes fondamentaux, l’un déterministe et l’autre stochastique, de réduction de la variabilité entre individus au sein des populations, laquelle variabilité est sans cesse renouvelée par le biais de mutations génétiques. Longtemps négligée, l’implication exacte des processus non-génétiques (par exemple épigénétique) dans l’évolution des espèces reste encore à préciser, mais n’est certainement pas anecdotique. Conséquence historique de cet équilibre dynamique entre gain et perte de variabilité, inlassablement de nouvelles espèces se forment, alors que d’autres disparaissent, à des rythmes et selon des modalités variables et divers. Ce foisonnement définit ainsi un unique arbre des relations de parentés entre espèces, arbre dont la restitution constitue aujourd’hui un des enjeux principaux de la biologie systématique. Au-delà de ces notions-clés définissant l’actuelle théorie de l’évolution, on abordera également au cours de ce cycle l’histoire de cette théorie dans l’histoire culturelle et sociale, avec les premières hypothèses transformistes, la composante anthropologique de l’évolution, les controverses autour de l’évolution et le créationnisme.
  


La fabrique du progrès, entre sciences et humanités
Coordonné par Hélène Aguesse, Coordinatrice du Collège des Hautes Etudes Lyon Science(s) et Christophe Corre, Professeur, Ecole Centrale Lyon

Le progrès suscite souvent des sentiments et réactions contradictoires : enthousiasme ou inquiétude, adhésion ou révolte. Nous pouvons le subir ou bien chercher à le construire. Pour mieux le comprendre et en devenir des acteurs éclairés, l'histoire du progrès, ses limites et quelques-unes de ses figures sont analysées au travers de 12 séances proposées par des enseignants issus des 5 établissements du Collège des Hautes Etudes Lyon Science[s] : École Centrale de Lyon, École normale supérieure de Lyon, Sciences Po Lyon, VetAgro Sup, Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon.Un descriptif u contenu de chaque séance du cours est disponible sur le site www.chels.fr, rubrique Formation, puis Le Cours Commun.


L’accès à ces séances est libre et gratuit pour les auditeurs de l’Université Ouverte.

La science, ses grandes découvertes et ses grands défis !
Proposé par Jean Paul Martin, Directeur de recherche honoraire CNRS, Université Lyon 1


L’Univers quotidien dans lequel on est plongé, est essentiellement fait de lumière et de matière que l’on perçoit par nos différents sens… Cette matière d’allure si diverse et aux propriétés si multiples nous est apparue, au fil du temps, n’être qu’une multitude d’assemblages d’un « lego » élémentaire de l’Univers. Nous essayerons de comprendre cette longue marche vers l’infiniment petit pavée tout au long du XXe siècle de nombreuses découvertes et de sa relation avec l’infiniment grand. Ce voyage nous conduira à la description actuelle de notre Univers et aux récents questionnements des scientifiques concernant l’existence de « matière noire », d’une mystérieuse « énergie noire » ainsi que de dimensions supplémentaires à notre espace-temps. Nous terminerons en mettant l’accent sur les extraordinaires découvertes de ces 5 dernières années et les perspectives qu’elles ouvrent pour notre société.
Les concepts développés seront discutés dans un vocabulaire très accessible et accompagnés de nombreuses illustrations et animations.


Toponymie et histoire lyonnaise : une histoire de Lyon par ses noms de rues
Proposé par Bruno Thevenon, Historien, journaliste et documentaliste spécialisé

Ainsi, pourquoi existe-t-il à Lyon une rue de la Victoire, alors que nombreux ont été les conflits ? A quoi se réfère la rue de l’Oiseau Blanc ? Quand la célèbre rue de la République a-t-elle été nommée ainsi ? Quelle passion commune partageaient Maryse Bastié, Louis Kimmerling et Georges Guynemer ?  Qui étaient les Fantasques ? A quoi se réfèrent les rues Tupin, Terraille, des Forces ou du Manteau Jaune ? Comme l’histoire d’une ville se lit et s’écrit essentiellement par sa toponymie, c’est-à-dire par le nom de ses lieux, il vous est ici proposé de découvrir celle-ci à partir du nom d’une rue, d’une personne, d’une ville ou d’un événement dont nous aborderons l’historique et la signification autour de grands thèmes propres à Lyon. Pour cela, nous prendrons appui sur des images d’hier et d’aujourd’hui : cartes postales, photos, portraits, peintures, gravures... Suivez le guide !



Visites et découvertes des collections de l’Université Claude Bernard Lyon 1
Coordonné par Florence Piola, Maître de conférences, Université Lyon 1

Les collections de l’Université Claude Bernard Lyon 1 sont composées de plusieurs millions de spécimens et objets d’origines et d’époques très variées, de renommée internationale. Il s’agit d’outils utilisés pour la recherche et l’enseignement. Ces visites vous permettront de découvrir des collections prestigieuses, de sentir la profondeur temporelle et humaine de ces savoirs scientifiques.

Visites limitées à 20 personnes,
à 12 personnes au Musée d’Histoire de la Médecine et de la Pharmacie.
Inscription obligatoire pour chaque visite auprès du secrétariat de l’Université Ouverte par téléphone au 04 72 44 84 28 ou par courriel à uo@univ-lyon1.fr